Cet article est destiné aux débutants afin de leur apporter les informations théoriques sur la pêche à la mouche, en rivière, en réservoir, en mer, ou au saumon. Une approche simple avant de commencer cette aventure.

Dans cet article, je ne préciserai donc pas les techniques pour chaque style de pêche à la mouche. Juste une présentation toute générale, afin que vous puissiez vous construire les rêves les plus fous.

Ces pêches se pratiquent avec une canne dite le « fouet », une soie afin de propulser le ou les leurres, et d’un moulinet. A l’origine, cette pêche était basée sur l’observation du milieu. Consistant à pêcher avec un leurre nommé mouche de pêche, qui en sa création représente soit un insecte, soit une larve.

Avec le temps, le changement climatique, et l’amélioration technique du matériel, elle se pratique toute l’année et d’une manière plus « sportive ». La discrétion est de rigueur. Dans tous les cas, vous veillerez à être accompagné d’un guide moniteur afin d’affiner et d’apprendre ce sport au naturel.

L’éthique veut que la pratique de cette pêche, par son aspect physique sportif, et par l’état d’esprit particulier, soit la graciation (le no-kill), même si les prises dépassent la taille légale de capture. C’est une nouvelle approche qui est séduisante. Plus proche de l’aventure et du milieu, le moucheur profite de sa pêche. Et oublie complètement l’aspect alimentaire.

Cette pêche est devenue démocratique, mais sa technicité demande beaucoup de pratique pour être maîtrisée. Les mots utilisés sont souvent d’origine anglaise, et n’ont pas été traduit avec le temps. Elle est de plus en plus pratiquée sous le style contemplatif, afin d’éviter de montrer son niveau social, pour se resourcer au calme, sans artifices, en fusion avec le milieu.

La pêche à la mouche en rivière.

Nous distinguons différentes techniques, en fonction du milieu (des saisons), de sa largeur et de sa profondeur:

La pêche en noyée ;

Elle se révèle efficace souvent en début de saison, du bord, et dans certains cas dans la rivière, mais attention, sécurité d’abord. Souvent pratiquée avec une canne longue de type 10 pieds, voire plus. D’une soie pointe plongeante, mais pas toujours. Un train de 3 mouches, ou pour les streamers, 2 mouches.

C’est une pêche dite avale. Les mouches étant animées lors de la dérive pour déclencher l’attaque.
Avec l’évolution du matériel, il a été mis au point la technique du SpeyTrout, consistant à créer une forme de « D » entre la canne et la soie, permettant de lancer dans les endroits à obstacles.

Les pêches en nymphes ;

La roulette ; dite pêche sous la canne ou presque, type Tchèque. Afin de prospecter le fond de la rivière. Avec une nymphe de fonds lourdes, et une autre plus légère en potence. L’indicateur de touches est souvent utilisé.

Le tandem ; avec comme témoin une mouche sèche, servant d’indicateur ou bien pouvant jouer de tyser (excitant), et à +/- 80 cm une nymphe soit de fonds, ou plus légère dans les herbiers.

Au fils ;

a)       Fils posé sur la surface de l’eau, en graissant le fils pour indicateur de touches. Même technique que la pêche en sèche.

b)      Fils dit à l’Espagnole, de plus longs lancers et la position haute de la canne. Exige un matériel adapté.

Nymphe à vue ; technique permettant de présenter une nymphe légère au regard du poisson afin que celui-ci puisse la saisir.

La pêche en sèche ;

Se pratique toute la saison, à condition d’être passionné et de connaître son parcours de pêche ou le milieu. Très exigeante dans le choix du matériel. Ainsi que le positionnement sur la surface de l’eau. Elle se pratique avec une canne plus souple que les autres techniques. Sa longueur varie selon les rivières, ou le plaisir du toucher. Certains addictes préfèrent une soie naturelle pour sa souplesse et sa discrétion.

Diverses techniques ;

Des techniques hybrides permettant pour certains afficionados de personnaliser les aventures.

La technique dite de l’arbalète, permet de « lancer » sans fouetter la mouche ou la nymphe vers la cible.

Aussi le Tenkara se pratiquant sans moulinet (origine du Japon), ou dans certaines régions avec un cadre contenant du fils de nylon.

A ne pas oublier la technique « Roncari »

C’est une technique nymphe au fils revisitée par Marcel Roncari, aussi fine et intéressante que la sèche, basée sur un posé de la soie sur la surface de l’eau, avec des nymphes légères. Sans indicateur et à distance, en détectant les touches avec la pointe de la soie.

La technique de la « TLT » ;

La « TLT » (ou la SIM), est la Technique du Lancer Total, voulant dire contrôler l’ensemble canne/soie/bas de ligne/mouche. Mise au point par Roberto Pragliola. Son but étant principalement la pêche en sèche, afin de combattre et retarder le dragage en exploitant au maximum les posés. Attention, il vous faudra du matériel adapté.

La pêche à la mouche en réservoir.

Du bord ;

Se pratique depuis la berge, avec différentes cannes et des soies de différentes densités. Ici, la recherche du poisson est basée, comme en rivière, dans les différentes couches d’eaux. Le lancer est appelé « double traction », permettant de propulser les leurres le plus loin possible. Souvent en nombre de 3 voire 2 mouches.

En bateau :

Se pratique en barque, naviguant souvent le vent dans le dos. Accompagné d’un guide ou d’un partenaire expérimenté, surtout dans les grands réservoirs ou lacs, cette pêche demande de la recherche au niveau de la localisation du poisson et de sa profondeur.

En Float-tube :

Un peu comme en barque, au niveau des techniques de pêche, mais vous avez plus de liberté de navigation et de lieux. Pouvant même se pratiquer sur certains fleuves, ou grandes rivières.

La pêche à la mouche en mer.

Du bord, en bateau, en kayak, en Float-tube, dans les mers chaudes ou les mers froides, voici le tableau d’aventures halieutiques que vous pourriez exploiter. En fait, tout ou presque tout peut se pêcher en mer, surtout à la mouche, et les sensations de combats sont décuplées par l’étendue d’eau. Le matériel devra être adapté et résistant à l’eau de mer. Certaines soies sont adaptées spécialement pour les tropiques ou les gros poissons. Les cannes sont souvent d’une longueur de 9 pieds, soit +/- 2.7m, pour une puissance de 8 jusqu’à 14 (pour certains prédateurs).

Mais je reste généraliste, en vous invitant à parcourir toutes ces étapes afin de préparer au mieux vos choix d’aventures en eaux salées.

Souvent le bars est privilégié, car cette pêche est relativement proche de chez nous et estivale. Canne puissante et une seule mouche, accompagné d’un guide, et la connaissance des marées sont les clés des débutants.

Des destinations de rêve, où tout est organisé pour une semaine de pêche dans les eaux chaudes des tropiques.

Bien sûr, certaines espèces en Europe peuvent être pêcher du bord de mer, comme la truite de mer. Nécessitant un matériel un peu comme le réservoir, mais attention de bien rincer ce matériel après chaque sortie, afin d’éviter la corrosion.

Ces aventuriers de la mer, même si sur la photo ce n’est pas à la mouche, il est possible de naviguer le long des côtes afin de poursuivre et de capturer certaines espèces. Mais attention aux dangers, marées, courants et prises de risques peuvent vous entraîner à des mésaventures importantes. Soyez toujours accompagné d’un guide connaissant bien le milieu.

La pêche à la mouche des saumons.

J’écris des saumons, car il existe différentes espèces, donc pour certains pêcheurs vous êtes pêcheur soit du saumon d’Atlantique, soit du Pacifique (pour rester dans le général). Cette pêche se pratique du bord, ou dans l’eau, avec/ou sans barque, dans les rivières ou les lacs. Tout est possible.

Avec une canne de 10 pieds, c’est possible de capturer son premier saumon, mais pour entrer dans cette famille, de plus longues cannes sont nécessaire. De 11 à 16 pieds, la puissance variant de 8 à 14. Je précise ici que les lancers sont le SpeyCast. Nécessitant quelques heures d’entrainements.

Après avoir rencontré un guide (moniteur), vous vous informerez des marées, et des heures légales de pêche. Il est certain que ce poisson migrateur peut vous échapper, mais soyez sans crainte, la prochaine fois sera la bonne. Cette maladie se nomme « la saumonite ». Encore et encore, vous parcourrez les documents historiques, les histoires des ces fameux pêcheurs, un peu nos pionniers du Far West, avec leur barbe de plusieurs jours, sentant la fumée du camp de base, et vous expliquant qu’ils viennent de casser sur un 50Lb.  En pleine nature sauvage, vous êtes concentré sur votre dérive, à peine minuit moins le quart, voilà, 8 bonnes heures que vous pataugez dans cette rivière, précisant que votre volonté aiguisée n’a d’égale que votre portefeuille.

Voici donc, les différentes informations théoriques sur les pêches à la mouche. Certes, vous serez passionné de rencontrer un détaillant spécialisé en article de pêche à la mouche. Laissez vous guider par ses conseils, laissez-vous emporter par ses histoires…

emporter par ses histoires…

Alors à bientôt au bord de l’eau !

Info : www.debefly.com

Auteur Guy Debeuf

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